Présentation

bar

Témoins privilégiés de la disparition progressive de la ressource, par notre présence sur l’eau plus de 200 jours par an, et conscient de notre rôle éducatif envers le grand public, nous avons décidé de nous mobiliser pour un partage durable de la pêche..

Ce partage doit se faire au bénéfice du plus grand nombre, pêcheurs professionnels et pêcheurs récréatifs.

 Nous prenons des engagements collectifs que vous pourrez découvrir plus loin et nous militons pour une réduction de l’effort de  la pêche récréative  afin que celle–ci puisse être partagée par un plus grand nombre  et que nos enfants puissent éventuellement en profiter.

 
Les acteurs :La Fédération Française des Moniteurs Guides de Pêche  , charles henri canto, arnaud de wildenberg, bertrand gaujé,Daniel Nicolet, laurent condou, pascal capitaine, olivier journaux, yannick deslandes, sebastien gas, david doussot, Bertrand Fenart,Ollivier Berry, Jean-pierre Laurens,Jerome Rabin,Robert Menquet,christophe lhamas,Jean claude Nicol, alexandre tallut,Jean christophe Lanchier, franck choron, manu grimonprez, michel dupont,philippe sirop.....liste à compléter bien sur !!..

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Nos engagements, souhaits

    Devant la gravité de la situation, nous souhaitons que soient instaurées, au plus vite, trois mesures évoquées pour la pêche récréative  à l’occasion du Grenelle de la Mer

 

  1. Mise en place d’un quota journalier de deux poissons (Bars) par jour et par pêcheur, ceci afin de diminuer la pression que peut exercer celle-ci sur la ressource,

 

  1. Obligation de marquer avant le débarquement, par une encoche dans la nageoire dorsale, tout poisson qui serait conservé, pour éviter toute vent illégale

 

  1. Respect de la période de repos biologique par les pêcheurs récréatifs et professionnels entre le 15 janvier et le 31 mars

 

En effet, nous ne comprenons pas qu’on laisse perdurer la pêche pendant la période de reproduction : ce non sens de la confiscation de la ressource par une minorité de pêcheurs avec souvent comme issue finale. : « Pêcher pour Jeter » car le marché n’est pas capable d’absorber la somme des poissons débarqués…

La solution la plus efficace pour faire taire cette aberration serait de supprimer tout simplement « le prix de retrait ».

 

 En parallèle, nous soutenons une pêche professionnelle durable, entre autres : la pêche artisanale pour trois raisons :

 

  1.  
    • Humaine : elle permet au plus grand nombre de pêcheurs professionnels de vivre !
    • Economique : elle valorise le poisson à son juste prix (loin de tout  prix de retrait ),
    • Ecologique : elle offre aux consommateurs un poisson de grande qualité par les méthodes de pêche qu’elle utilise

 

Nous nous engageons à titre personnel à appliquer ces mesures dès à présent, car de toute façon, c’était déjà le cas pour la plupart d’entre nous !

 

Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 19:15

charte corrigée def 
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       Il est très important pour tout le monde de comprendre que la ressource "bar" est en grand danger, non pas d'extinction absolue, c'est certain, mais de quasi disparition de nos côtes au train ou vont les choses...

      Il ressort de nos observations au quotidien que nous sommes réellement dans le dramatique depuis une petite poignée d'années, nous sommes de par notre métier des observateurs privilégiés de la ressource en bar (mais aussi sur de nombreux autres espèces comme le maigre), entre 150 et 200 jours par an sur l'eau à rechercher ces magnifiques poissons de sport.

    Notre action est d'essayer de favoriser une gestion mieux équilibrée de cette ressource dans laquelle tout le monde tape inconsidéremment sans se poser la question du lendemain.

photo :arnaud de wildenberg    Une étude récente de l'Ifremer tend à démontrer que les prélevements de bars s'équilibreraient à peu près s'il l'on met d'un coté la pêche de plaisance (ligne-filets amateurs) et de l'autre coté de la balance, la pêche professionnelle avec tous les corps de métier (ligneurs, fileyeurs,petits chalutiers et grosses unités pélagiques...)

   Le débat n'est evidemment pas de savoir si nous représentons 40%, 45%, ou 53%, ce qu'il faut retenir c'est que l'impact de chacun est important...
Ce qui ne figure pas dans les chiffres ceci dit, c'est aussi la grande quantité de poissons morts, jetés à l'eau par la grande pêche (que l'on peut considérer comme prélevements mais non comptabilisés) , chose qui n'existe pas dans la pêche de plaisance...

    Par contre, ce qu'il faut prendre en compte réellement, c'est l'impact économique de telle et telle activité car  là il y a matière à discussion...

    photo :arnaud de wildenbergEn effet, les petits métiers de la pêche professionnelle (ligneurs et petits fileyeurs du jour) valorisent généralement très correctement leur pêche (lorsque les criées ne sont pas submergées par de gros arrivages) et présentent donc des caractéristiques d'activités durables.

   Parallèlement à celà, l'effort de pêche des grosses unités pélagiques en période de frais du bar a de nombreuses conséquences dramatiques :
  - Les poissons sont totalement dévalorisés puisque pêchés sur des périodes dites creuses ou les restaurateurs ne travaillent pas beaucoup.
  - Dévalorisés puisque pêchés en quantité énormes d'un seul coup, bilan : pas de vente ou peu et donc les quantités sont payés à un prix de retrait en criée aux patrons de pêche qui tourne aux alentours des 3 euros...
  - Dramatique aussi bien sur parce que ces poissons auraient pu pondre un mois plus tard une quantité phénoménale d'oeufs en mer
  - Dramatique également car du coup les petits métiers de la pêche qui soignent leurs poissons, qui proposent une "came" de haute qualité n'en retirent pas les bénéfices escomptés puisque le marché est inondé de bars "bas de gamme".
  - Dramatique enfin , parce que celà met en péril "la filière plaisance"dont  l'impact économique est énorme, qu'il est très fragile, en adéquation directe avec la ressource halieutique....
photo :arnaud de wildenberg     Si l'on met en parallèle tout ce que la plaisance brasse comme argent pour pêcher un poisson, on arriverait à des sommes proche des 4 milliards d'euros dépensés pour une quantité de bars selon l'ifremer proche de 5600 tonnes par (+ ou - 2000 quand même) soit rapporté au kilo de bar donne 714 euros le kilo !!! Ca fait cher mais l'état sait que quelque part beaucoup de monde vit là dessus !

    Ces chiffres sont un peu à la louche, certes mais là encore l'ordre d'idée parle suffisamment pour être entendu.

       Nous nous expliquons  brièvement sur les 4 milliards : celà représente les dépenses induites directement et indirectement par la pêche du bar :
     Le matériel bien sur (cannes , moulinets, leurres etc), l'achat des bateaux (le nautisme), les hébergements, hotels, restaurants, essence, péages pour les non-locaux qui pratiquent la pêche en mer (notamment avec des guides qui font venir des gens de tout le territoire)

photo :arnaud de wildenberg    Si demain (et on se rend compte déjà qu'on en prend le chemin), les gens arrêtent la pêche en mer, une grosse machine s'écroulera, nautisme, matériel de pêche divers, guides de pêche evidemment et finalement la pêche professionnelle avec, donc on est bien dans une gestion à très court terme pour ne froisser personne, cet attentisme est très mal ressenti de nous tous, guides, qui savont que tout celà est en train de s'effondrer...

    Un bon exemple de gestion bien récupérée est celle du bar rayé aux states qui était au bord de l'extinction et qui aujourd'hui refait vivre une économie phénoménale.
(l'article en PDF)

     Il n'y a dans cet article , aucune condamnation particulière, notamment contre les chaluts pélagiques (lorsqu'ils n'outrepassent pas leurs droits), nous sommes avec nos amis les pêcheurs professionnels et notamment les petits métiers de la pêche assis sur la même branche et nous tomberons tous au même moment si rien n'évolue très vite.

Par guides-peche-en-mer.over-blog.com
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 19:30

Sans titre 2 Ce blog est tout neuf (samedi 27 mars), tout est à mettre en place, nous vous invitons , guides de pêche en mer, à vous faire connaitre auprès de nous pour figurer dans le listing d'une part, pouvoir poster à votre tour des informations ou  tout article sur les thèmes qui nous préoccupent à savoir le niveau actuel de la ressource en bars mais aussi en autres poissons d'autre part.
Le listing actuel des guides figurant sur le blog sont les noms qui nous sont venus spontanément, nous avons bien sur oublié beaucoup d'entre vous, c'est pourquoi nous vous demandons de vous manifester si vous le souhaitez

De plus une rubrique "présentation des guides sera en place, pour celà , nous aurions besoin d'une photo 120*90 environ et des infos suivantes (sommairement):

- votre passé immédiat (boulot d’avant..)

- Début d’activité guide :

- Spécialités au niveau pêche :

- Port de référence, basé à :

- Une petite phrase pour vous auto-qualifier

Une petite chose à faire éventuellement aussi serait de vous inscrire à la newsletter, chaque fois qu'un d'entre nous postera qq chose, vous en serez ainsi informés.

En tant que "webmaster", je peux recevoir vos données (texte, photos,liens  vidéos) par mail pour les poster ensuite.. , ceci dit ne trainez pas car la saison va démarrer et le temps sera compté ....OJ
Ps: Surtout s'il vous plait, pas de susceptibilités mal placées, si j'ai oublié quelque chose, quelqu'un, contactez moi et je reglerais le soucis....Je fais 200 choses à la fois, il y aura des oublis, c'est sur, donc SVP soyez indulgent, merci ...
Mon mail :
olivier@captainoj.com

Par Les guides de pêche en mer se mobilisent
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 20:01
Jetez un coup d'oeil là dessus, ça fait mal au coeur, le tout relayé dimanche 28 mars au soir sur le journal de 20h...Mangez du bar, poisson de saison hivernale...bravo !
http://www.mrgoodfish.com/
Par Les guides de pêche en mer se mobilisent
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 20:02

photo : bertrand gaujé

En espérant que bon nombre de pêcheurs récréatifs, prennent ce chemin... un bon combat reste un fantastique souvenir, un bon repas aussi, mais re-lâcher un beau (un poisson) reste aussi un moment inoubliable, c'est comme donner la vie, en tout cas, la rendre ou ne pas la prendre !!!   


    

photo : bertrand gaujé


Le geste que tout Moniteur guide de pêche, doit apprendre à ces élèves et ne pas faire à leur place !!! 





















Une petite séquence d'Arnaud, belle-isle en mer

Par guides-peche-en-mer.over-blog.com
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 20:02

A la question posée à Nausicaa- boulogne/mer, pourquoi le bar est -il poisson de consommation conseillée actuellement alors qu'on sait pertinemment qu'il est en période de reproduction ?


"Bonjour,

merci pour votre intérêt pour MrGoodfish. Vous avez raison, cette saison est habituellement celle de la reproduction pour les bars dans la région considérée. Vous n'êtes pas le seul internaute à l'avoir signalé. Cependant nous effectuons une veille permanente sur les données halieutiques, et nos conseillers scientifiques d'IFREMER- Boulogne sur mer nous ont justement signalé que cette année 2010, on observait un décalage de la saison de reproduction des bars en raison des basses températures. Voilà pourquoi contrairement aux années précédentes nous avons maintenu le bar débarqué de Cherbourg à Dunkerque sur la liste proposée pour cet hiver. Cette liste sera remplacée par la liste de printemps dès le 1er Avril prochain, dans laquelle le bar cède la place à d'autres espèces comme le maquereau ou la limande-sole..."

Cordialement,

Stéphane Hénard

Responsable Aquariologie Nausicaá

Coordinateur MrGoodfish région Nord

Par Les guides de pêche en mer se mobilisent
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 20:05

 Un article exceptionnellement bien écrit de Nicolas Cadiou (pechaubar.com)


Consommation familiale ou quotas dédiés ?

Par Nicolas Cadiou (as. Nico29/44 sur le forum)


  photo :arnaud de wildenbergCette année, j’ai pris la décision de moins intervenir sur le forum dans les discussions qui traitent des problèmes de la ressource.
Je pense avoir maintes fois donné mon avis (qui n’a pas changé) sur les différentes questions et ça me fatigue de ressasser la même scène une fois de plus. Cela dit vous êtes plusieurs à m’avoir suggéré d’intervenir dans le cadre
d’une intéressante discussion sur la question des quotas. Plutôt que de le faire sur le forum, je vais le faire via cet article qui gardera de la visibilité un peu plus longtemps.

La base : aujourd’hui, légalement la limite légale de prélèvement pour les pêcheurs de loisir en mer est exprimée ainsi : “…est autorisée comme pêche maritime de loisir la pêche dont le produit est destiné à la consommation exclusive du pêcheur et de sa famille et ne peut être colporté, exposé à la vente, vendu sous quelque forme que ce soit, ou acheté en connaissance de cause.” J’utiliserai plus bas dans cet article l’expression “consommation familiale” pour faire référence à cela.


Cette limite, garante d’un droit
fait à tout pêcheur plaisancier de nourrir sa famille du produit de sa pêche, est incontestablement une base respectable. Cela dit l’état de la ressource se dégradant tandis que le nombre de pêcheurs récréatifs et leurs impacts augmentent fortement. Il est aujourd’hui d’actualité de se demander si cette limite de “consommation familiale” n’est pas trop large et ne représente pas un danger pour la ressource. En d’autres terme, il est question de savoir si cette délimitation héritée d’une ordonnance royale de 1681 n’a pas fait son temps et surtout de savoir si elle est bien en corrélation avec les problèmes que connait la ressource aujourd’hui.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt de l’avis que cette fameuse “consommation familiale” gagnerait à être remplacée par une limite plus en phase avec l’état inquiétant de la ressource. Je passe très vite sur le problème inquiétant du prélèvement des pêcheurs professionnels, ce n’est pas le sujet du jour. Retenons simplement que si, dans une approche générale d’impact sur la ressource, ils sont bien plus responsables que nous de sa diminution, nous participons nous aussi de façon significative aux prélèvements des espèces auxquelles nous nous intéressons le plus. Si l’on prend le cas du bar en France par exemple, notre part sur les prélèvement est alors sensiblement identique à celle des professionnels. Nos impacts sur le lieu, le maquereau ou la dorade sont également considérables et méritent d’être sérieusement pris en compte dans une optique de gestion de la ressource. Mais revenons-en au sujet précis d’un cadre à nos prélèvements.


photo :arnaud de wildenbergCette limite que nous connaissons aujourd’hui est globale, ce qui veut dire qu’il n’est pas fait de différence entre le fait qu’on prélève une espèce en danger ou une espèce dont les stocks se portent bien. En gros, qu’une espèce aille bien ou mal, le concept de “consommation familiale” permet à chaque pêcheur de capturer autant d’individus de cette espèce qu’il juge que les consommateurs de sa famille pourront en absorber. Le congélateur (premier ennemi du poisson) aidant, la consommation familiale peut correspondre, chez certains individus à des quantités de poissons assez conséquentes. Ce concept trouve donc ses limites dès lors qu’il ne permet pas de réguler autrement que par la conception que le pêcheur se fait de cette définition le prélèvement qui lui est autorisé pour une espèce en danger.


Heureusement, il existe des solutions légales quand un stock est vraiment menacé… on retiendra l’exemple des quotas voués à la plaisance mis en place sur le thon rouge ou encore le cas des limites dédiées à la morue, à la plie et à la sole dans la manche et la mer du nord. Ce type de mesure vient contredire, ou plutôt remplacer de façon plus restrictive, la limite originelle de la consommation familiale. De nombreux acteurs s’entendent sur le fait que des quotas spécifiques (par espèce) mis à jour périodiquement seraient plus simples à mettre en place et à contrôler. Ils seraient, de fait, plus lisibles qu’une mesure faisant exception à la règlementation générale et souffrant d’un manque cruel de lisibilité. En bref, avec notre système actuel et même quand une mesure d’exception vient placer une limite claire et nette, il est très difficile de faire connaître et donc respecter celle-ci aux pêcheurs de loisir. Un listing de quotas spécifiques qui viendrait en remplacement du concept de consommation familiale aurait le double avantage de mieux coller aux disparités spécifiques ainsi que d’offrir une meilleure lisibilité des restrictions sur les espèces en réel danger.


photo :arnaud de wildenbergJe vois déjà venir la réponse qui vous brule les lèvres
: “ça ne servira à rien car il n’y aura pas de contrôles”. Bien sur, il y a du vrai là dedans. La volonté de contrôler les pêcheurs plaisanciers en France est loin d’être évidente et un règlement non soumis à contrôle, va perdre énormément en efficacité. Admettons ! Ca ne me fera pas changer d’avis sur la position (majoritaire chez les plaisanciers et leurs représentants) qui consiste à se réfugier derrière cette prétendue inefficacité des contrôles pour rejeter une mise en place de quotas chiffrés. J’y vois avant tout un argument facile, et profondément fallacieux derrière lequel se rangent de nombreux défenseurs de la liberté qu’ils veulent garder de prélever sans contraintes et donc de mettre à mal la ressource à leur échelle, aussi petite soit-elle.


Je ne vais pas m’éterniser ici sur la question des contrôles, seulement présenter deux nuances à cette idée que les contrôles seraient inefficaces. La première de ces nuances vient d’une discussion que j’ai eue avec plusieurs personnes travaillant aux affaires maritimes. Je leur ai posé une question toute simple. “Pourquoi ne contrôlez vous pas les quantités débarquées par les plaisanciers ?”. A chaque fois leur réponse a été à peu près la suivante : “parce qu’on ne peut rien faire”. En creusant un peu le sujet, j’ai appris qu’un gars qui revient avec un bateau débordant de poissons ne risque pour ainsi dire absolument rien… le concept de consommation familiale pouvant être interprété de bien des façon, il est impossible de condamner quelqu’un si une limite précise n’est pas attribuée au prélèvement. Ca je m’en doutais, on passe donc à la question suivante “et s’il y avait une limite claire et nette au prélèvement, est ce que vous contrôleriez ?”. Ici aussi même son de cloche chez les personnes interrogées qui me sortent l’exemple de la pêche de l’ormeau qui, elle, est soumise à un quota… “c’est certain qu’on manque de moyens, mais on essaie d’être présents et au moins on peut sanctionner de façon claire et nette”… Un bon point pour nos chers contrôleurs. S’il y a un quota fixe, ils peuvent sanctionner donc sont présents sur le terrain, les condamnation pour dépassement de quota d’ormeaux sont fréquentes et généralement assez salées… alors qui a dit qu’un quota ne changerait rien aux contrôles ?


photo : olivier journauxSeconde nuance : quand bien même les contrôles seraient inexistants ou insuffisants, la mise en place d’un cadre légal serait-elle pour autant inefficace ? Est ce que seule la peur du gendarme nous pousse à un respect des lois ? Prenons l’exemple du bar et de la taille actuelle de 36 cm sur la façade atlantique. Cette TLC est très peu contrôlée et pourtant une partie des plaisanciers la respecte. Je passe plus de 80 jours par an en mer depuis 10 ans et je n’ai jamais été contrôlé. Ne me dites pas que c’est la peur du gendarme qui fait que beaucoup d’entre nous respectent cette taille. Considérer une loi dans son expression répressive seulement est foncièrement stupide tant ses aspects informatifs et éducatifs sont importants. Sur la route, il y a des portions limitées à 90 où jamais vous ne croiserez un flic ou un radar… certains d’entre nous y roulerons à 130, d’autres respecterons la vitesse de 90 km/h en se disant que si la limite des 90 a été fixée c’est qu’il est peut être dangereux d’y rouler plus vite. De la même façon, si on disait par exemple que le quota de morues en 2010 était de 10 poissons par jour et par bateau, certains le dépasseraient probablement mais beaucoup le respecteraient et apprendraient au passage que la morue est un poisson pour lequel des prélèvements massifs représentent un danger. S’il existe une limite c’est que son dépassement pourrait poser problème non ?


Imaginez que la limitation de vitesse sur les routes soit exprimée de la façon suivante
“est autorisée comme vitesse maximale de circulation celle à laquelle vous ne mettez pas les autres en danger…” Est ce que dans ce cas vous imaginez dans quelle galère se trouveraient les policiers et les gendarmes pour encadrer la circulation et mettre des PV ? Imaginez qu’un tel texte, vieux de plus de 300 ans (à l’époque où seules des charrettes empruntaient nos routes) soit toujours d’actualité. Imaginez enfin qu’une majorité de conducteurs et que les fédérations de conducteurs défendent coute que coute ce droit  à être chauffard… transposez ça au petit monde de la pêche récréative en mer et vous aurez une belle vision de ce à quoi le conservatisme et l’individualisme peuvent nous conduire en matière de gestion des ressources.

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